ACTIONS


 Vos kits d’actions

Le risque d’un effondrement brutal de nos sociétés industrielles est de plus en plus prégnant . Nous pensons que chaque citoyen devrait:


Agir auprès du Maire de sa commune et du Préfet de son département pour faire inscrire en tant que risque majeur l’autonomie alimentaire locale et leur stockage sécurisé. Et ceci, en cas de rupture de la chaîne d’approvisionnement pendant une période qui pourrait atteindre quelques mois et ainsi faire inscrire cette problématique dans le Plan Communal de Sauvegarde et le DICRIM. Nous vous proposons un modèle de lettre à envoyer au Maire et au Préfet. Au plus nombreux vous serez à le faire, au plus le Gouvernement prendra en compte cette inquiétude citoyenne et apportera des réponses législatives. Et cette démarche correspond aux obligations légales prévues dans la loi 2004-811 de modernisation de la sécurité civile. 

Comment consulter son DICRIM ? (méthode en 3 étapes)

1- Je le consulte sur Internet OU je vais à ma Mairie (recommandé). Je demande à parler à une personne en charge de la sécurité publique

2- Je le lis. Je constate qu’il est (très probablement) incomplet et non actualisé. Un Dicrim s’actualise après chaque crise majeure de la ville, du pays, du monde et au pire tous les 3 ans.

3- Je demande une mise à jour en insistant pour que la résilience alimentaire soit prise en charge.


Devant l’inertie des pouvoirs publics, il nous faut AGIR:
envoyer une lettre au Maire et au Préfet

Télécharger la version texte de la lettre ci dessous, la compléter, l’imprimer et l’envoyer au Maire et au Préfet . Si possible mobiliser un groupe de personnes pour envoyer chacun cette lettre, sera une action qui aura plus de poids

Voici cette lettre.

Objet:  Résilience alimentaire des territoires et sécurité nationale

Nous sommes face à une menace imminente et réelle reconnue par le gouvernement. Cette menace, explicitée ci-après, pourrait déclencher des troubles à l’ordre public incontrôlables et avoir des effets néfastes sur l’ensemble de la population. 

Le 12 décembre 2019, Françoise LABORDE, Sénatrice de la Haute-Garonne a présenté un projet de résolution intitulé «  Résilience alimentaire des territoires et sécurité nationale » directement inspiré des travaux de M. LINOU,  ancien conseiller général de l’Aude, récemment primé au Forum des Risques Majeurs.

En effet, aujourd’hui, production et consommation ne sont plus territorialisées et même les zones rurales sont alimentairement vulnérables. Perfusée par le ballet des camions de la grande distribution, l’autonomie alimentaire de nos territoires n’est en moyenne que de 2 %.

A l’heure des cyber-attaques, du dérèglement et de catastrophes climatiques, du terrorisme et de l’effondrement de la biodiversité, la détérioration de la production et de la consommation alimentaire n’est pas analysée comme risque stratégique. De nombreux signaux nous alertent pourtant : la moindre annonce de blocage routier vide les magasins, la moindre annonce de blocage de raffinerie vide les stations services, allant jusqu’à provoquer des émeutes comme cela s’est produit récemment en outre-mer.

En cas de force majeure (sachant que les plans ORSEC ne répondent pas à la question soulevée), le déficit de capacité à subvenir localement à l’un de nos besoins primaires – celui de se nourrir – est flagrant. Et les populations ne sont pas préparées.

Assurer un niveau minimum de sécurité d’approvisionnement alimentaire (garantir une chaîne résiliente allant du foncier agricole nourricier jusqu’au consommateur) était ce sur quoi reposait grandement l’ordre public, jadis essentiellement assuré au niveau municipal.

Au Sénat, le Gouvernement a validé cette analyse et ces orientations et a notamment déclaré : « Les risques pesant sur la sécurité alimentaire ne s’arrêtent pas aux frontières des pays défavorisés. La France, comme l’ensemble des pays industrialisés, est elle aussi directement concernée, malgré une production agricole importante et supérieure à ses besoins. La réduction des surfaces agricoles, l’artificialisation des terres, la raréfaction des ressources hydriques, l’hyper sophistication des chaînes d’approvisionnement et notre dépendance extrême aux énergies fossiles sont autant de facteurs qui rendent notre système alimentaire particulièrement vulnérable face aux menaces systémiques. La question du lien entre résilience alimentaire des territoires et la sécurité nationale mérite d’être pleinement prise en compte, eu égard à l’actualité. Le Gouvernement est globalement d’accord avec l’esprit et les orientations de cette proposition de résolution ».

Face à la menace nous, société civile, souhaitons que vous puissiez présenter un plan de mise en oeuvre concernant ce sujet majeur désormais officiellement reconnu, sujet qui pourrait d’ailleurs être une réelle opportunité pour nos agriculteurs et agricultrices.

Nous savons que le Livre Blanc de la sécurité intérieure est en cours d’élaboration et sommes conscients du rôle particulier que les élus municipaux devront jouer au sein du continuum de sécurité. L’annonce des crises systémiques nous fait entrer en «territoires inconnus» et qui mieux que les élus de nos territoires, en coordination avec les services de l’État, pour prévenir et gérer ces crises.  En tant que citoyens, nous nous questionnons sur ces questions de sécurité issues d’orientations économiques et territoriales passées,  qui montrent aujourd’hui certaines limites. Ainsi, la question de la résilience alimentaire territorialisée articulée à l’ordre public, accompagnée par un « État local facilitateur » pourraient être la première pierre posée dans l’édification d’une véritable résilience globale.

Nous pourrions enrichir, avec ce sujet, la Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile : «Toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile. En fonction des situations auxquelles elle est confrontée et dans la mesure de ses possibilités, elle veille à prévenir les services de secours et à prendre les premières dispositions nécessaires. La politique de sécurité civile doit permettre de s’attaquer résolument aux risques en les anticipant davantage, de refonder la protection des populations et de mobiliser tous les moyens encourageant les solidarités».

Nous vous demandons à vous M. ou Mme le préfet(e) d’inscrire dans le DDRM le risque de rupture d’approvisionnement alimentaire, et à vous M. ou Mme le Maire d’inscrire ce risque dans votre PCS si vous en êtes doté et de faire figurer cette décision dans le DICRIM. Si vous n’êtes pas soumis au PCS les administrés doivent être informés des mesures prises pour leur protection conformément à l’article 2212-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT).

Veuillez recevoir Mme…., M. …. l’expression de ma sincère considération

 


L’action au niveau collectif, telle que nous la préconisons ci dessus, n’empêche pas la prévoyance au niveau individuel ou familial.

 

Envisager pour soi même et sa famille les conséquences d’un effondrement économique et social de plusieurs semaines, si ce n’est de plusieurs mois, temps nécessaire pour que l’Etat se réorganise.

Le kit d’urgence de 72 h proposé par le Gouvernement  est – bien qu’indispensable – notoirement insuffisant car il considère des problèmes localisés.

Ainsi , trois mois de stocks alimentaires, eau potable et médicaments indispensables, une production électrique minimale hors réseau, un système de chauffage autonome, un système de filtration de l’eau, un système de communication entre voisins (hors téléphone et internet), une sécurité passive, un potager et quelques poules lorsque c’est possible (à défaut une adhésion à une AMAP locale), nous semblent la meilleure assurance possible…

 


Quatre images, chacune d’elle est un « aide-mémoire argumentaire »
qui vous aidera dans votre démarche de consultation de DICRIM:

Imprimez ces images et recopier au verso les questions correspondantes.
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1 – sans pétrole pour remplir les circuits d’alimentation de nos supermarchés, on mange quoi ?
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2 – où est la résilience alimentaire locale qui permettrait de traverser une crise des circuits alimentaires longs ?
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3 – la commune ne doit-elle pas empêcher les troubles à l’ordre public ?
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4 – la résilience alimentaire locale, n’est-ce pas le meilleur point de départ pour réduire notre dépendance aux hydrocarbures et préserver la planète ?